Trop de télé c’est mauvais pour les enfants

22 avril 2019 0 Par Fabia

Voyants les enfants à côté de la télé presque toute la journée, les parents se sentent coupables et inquiets.

Jusque-là, la crainte parentale était sans fondement, dans la mesure où les experts semblaient incapables de dire les vrais méfaits de cette consommation à haute dose sur les enfants. Certes, chacun d’entre nous pouvait pressentir sa nocivité, mais les thèses d’experts se contredisaient, et faute de certitudes, faute d’outils, les parents étaient plus enclins à céder à la tyrannie de l’étrange lucarne qu’à la combattre avec efficacité. Mais voilà désormais que sur ce front, les choses bougent. Y compris en France, pays que Claire Brisset, ex-défenseure des enfants, qualifiait encore en 2002 de « désert épidémiologique dans ce domaine ». Les chercheurs du monde entier sont enfin unanimes : l’abus de télé nuit aux neurones en plein développement des enfants, et affecte leur comportement et leur santé. Le lien entre la télévision et les nouveaux troubles de l’enfance est désormais établi.

Pourquoi il nous est très difficile d’enlever nos enfants devant la télé

Si nos enfants restent scotchés devant la télé, c’est qu’elle les plonge dans un état proche de l’hypnose. Tout se passe au niveau du cerveau : aussitôt le poste allumé, des ondes lentes, dites « alpha », prennent le relais des ondes « bêta », celles de l’éveil. En temps normal, ce processus s’opère chez un individu en état de légère léthargie qui garde les yeux fermés, ou qui est en train de s’endormir. Les chercheurs ont également observé chez l’enfant gavé de télé une nette prédominance de l’activité cérébrale dans l’hémisphère droit, celui qui traite l’information de façon émotionnelle. Résultat : l’esprit critique est annihilé et la capacité d’apprendre diminue.

La télé élargi l’imagination des petits

La télévision change la faculté d’imagination des enfants : demain nous appartient. C’est ce que montre de manière évidente le pédiatre allemand Peter Winterstein, qui a étudié pendant plus de dix-sept ans les dessins de quelque mille neuf cents enfants, âgés de 5 à 6 ans. Plus les enfants passent du temps devant le poste, plus leurs dessins s’appauvrissent en détails et perdent de leur relief, quand ils ne sont pas carrément déstructurés pour les plus « téléphages ». A l’issue de son enquête, Peter Winterstein n’hésite pas à comparer la nocivité de la télévision pour le développement de l’enfant à celle de la cigarette pendant la grossesse !